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Le paradis de Cornelius KoligL'artiste Cornelius Kolig, inclassable, vit et travaille aujourd'hui dans la même petite communauté où il est né et a grandi, aux frontières de l'Italie, de l'Autriche et de la Slovaquie. Préoccupé par l'environnement - qu'il s'agisse d'environnement naturel, organique, artificiel ou industriel (souvent polluant) - ses oeuvres ressemblent à un immense panneau routier en forme de coeur, ou à une étrange machine pour faire exploser des chaussures, ou encore à une horrible collection de parties artificielles du corps. Il est obsédé par les plastiques et le jeu entre réalité et artificialité, art académique et vulgarité choquante. Parfois, son travail se rapproche de celui du jeune artiste canadien Mark Prent (voir n° 637). Kolig s'est construit une étrange maison-atelier où le luxuriant jardin, qu'il soigne amoureusement, est dominé par une tour menaçante en feuille de métal dans laquelle l'artiste peut grimper et, dans une grande chambre-galerie, il expose en permanence ses assemblages. Les rituels le fascine, tout particulièrement les rituels "ordinaires" de la vie quotidienne. Il est obsédé à la fois par le corps humain, la religion et la spiritualité. Curieusement, c'est dans une église catholique qu'il a construit une installation iconographique outrageuse et déconcertante pour les visiteurs. Dans son travail, il cherche à réaliser un "paradis ironique" d'une beauté plastique. Il y a réellement quelque chose chez Kolig qui est socialement inadapté dans cette célébration de l'art de "l'inutilité". Sensible, lyrique et réflexif, il émane de ce film une curieuse atmosphère autour de ce créateur excentrique, solitaire et qui vit, intact, l'ultime mystère de sa vocation. |
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Availability: Available worldwide Additional information Order number: 638
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