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Pop Art: L'Epreuve de l'objet

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Après la seconde guerre mondiale naissait la société de consommation. Le style de vie américaine, qui mit l'accent sur le développement, la quantité, la consommation et les loisirs, dominait les valeurs occidentales. Mais derrière, de vieilles forces ténébreuses rugissaient: la guerre - Berlin, la Corée, le Vietnam - les troubles raciaux et l'intolérance politique du début des années cinquante. De nouvelles valeurs naissaient et les mouvements de protestations se faisaient sentir parmi les jeunes. Si la peinture abstraite existait en Amérique - notamment celle de Jackson Pollock - elle se débattait pour des idées. Jasper Johns prenait note de l'objet en lui-même, en mettant dans ses scènes des icônes familiers et quotidiens. Robert Rauschenberg, un autre grand fondateur du pop art, considérait l'art comme étant quelque chose proche de la vie - le monde comme une grande peinture. Pendant ce temps, en Californie, une autre ligne parallèle émergeait, basée sur la déconstruction de la technologie (Jim Dine), le silence de la nature (John Cage), et la réalisation de Roy Lichtenstein où le médium de la planche d'impression générait elle-même une matière fertile de sujet - un art assis au coin de la rue, tenait un plus grand rôle dans la vie. Soudain le sujet sociologique devenait un art - le pop art. Il y avait la banalité américaine de Tom Wesselmann, les thèmes "soda-pop" de Claes Oldenberg - et l'inévitable Andy Warhol qui gavait le public américain d'images banales de l'Amérique, et qui fit de lui-même un objet pop vivant et parlant, ce qui sera considéré par beaucoup comme l'ultime étape. Le pop art avait encore une troisième branche - nombreux étaient ceux qui pensaient que son lieu réel de naissance était l'Angleterre où, plus encore qu'en Californie, la forme d'art la plus proéminente était la musique. Si Richard Hamilton prenait des images du monde quotidien, il n'abandonna jamais sa sensibilité de peintre, pas plus que ne le fit David Hockney plus tard. En Angleterre, le pop art n'allait jamais sans une touche personnelle. Avec des séquences sur le travail de Klein, et bien d'entre autres, mais aussi de Tinguely, César, Christo, Spoeri, Arman et Raysse.

Extrait de la série L'aventure de l'art

Disponible en français



Andy Warhol Marilyn


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Credits -

Director
Carlos Vilardebo

Writers/Narration
André Parinaud
Carlos Vilardebo

Also available in French




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